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La pratique de base

Le Jiazi, que l’on peut traduire par support ou cadre, est la base du MHZ. Il se compose de 5 postures qui rappellent les cinq pétales de Meihua et qui correspondent aux cinq éléments. Ces cinq postures s'enchaînent selon le cycle d'engendrement des cinq éléments.
Le Jiazi alterne postures statiques (Yin) et passages dynamiques (Yang). Il constitue la première façon de travailler le Jing (corps), le Qi (énergie) et le Shen (esprit, conscience).
L'acquisition de cette base qu'est le Jiazi permet une pratique seul(e), à deux ou à quatre en face à face, ou encore en grand cercle, pour bénéficier de l'énergie collective. C'est une spécificité du Mei Hua Zhuang par rapport à d'autres arts martiaux.

La pratique de base est complétée par des exercices d’étirements et d’assouplissements.

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Les cinq exigences de la pratique

Pour apprendre correctement le MHZ, il faut une attitude et une mentalité correctes, des qualités obligatoires à un bon apprentissage, tout comme la répétition : c’est la seule façon de progresser ! Mais postures et mouvements doivent répondre aussi à cinq exigences fondamentales : la droiture, la fluidité, la rondeur, la plénitude et la suffisance.

En d’autres termes, ils doivent être :

Droits : La tête et la colonne doivent toujours rester bien droites, le tronc du corps se trouve parfaitement sur la ligne demandée et ne peut pencher ni en avant, ni en arrière, ni à droite, ni à gauche. « Droit » signifie aussi correct et juste.
Fluides : La circulation de l’énergie dans le corps dépend de cette fluidité, et sans elle, les fonctions essentielles issues de la pratique du MHZ ne seront pas activées.
Ronds : Les mouvements doivent toujours être effectués en cercle ou décrire des courbes de façon souple, ample et ajustée.
Pleins : Il ne suffit pas que les mouvements soient faits en cercle, il faut encore qu’ils soient effectués en grands cercles qui montrent un contenu infini.
Suffisants : Dans le sens de juste ce qu’il faut, « Suffisant » constitue la dernière exigence et la plus difficile à remplir. Elle demande des postures et des mouvements ni raides ni mous, ni trop hauts ni trop bas, ni trop rapides ni trop ralentis. Un sage chinois a dit : « Connaître la suffisance rend les gens heureux ».

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Gala des arts Martiaux à Clamart - Juin 2018